Un blog sur les mélomanes anonymes, les gastronomes en culottes pas courtes, les artistes de la rue et d'ailleurs, les mordus de sports à roulettes,les shopping addict, les Nerd qui s'assument, sur moi,sur vous, surtout vous...

jeudi 19 avril 2012

[Music ITW] Son of Kick !!!!


Pour ce Laetare 2012, My BRoTHeR, en collaboration avec la Taverne du Théatre de La Louvière, 
a eu le plaisir de recevoir Son Of Kick. C’est dans ce contexte que j’ai eu l’immense plaisir d’interviewer celui-ci.







Peux-tu te présenter en quelques mots pour les personnes qui ne te connaîtraient pas?

Je m’appelle Mikä « SON OF KICK ». Je suis français israélien exilé à Londres depuis 15 ans. Je suis producteur de musique, entre autres, électronique.

Tu vis à Londres depuis 15 ans maintenant si je ne me trompe pas, qu’est qui te motives tant à Londres et qu’il y a pas en France?

La motivation je ne l’ai jamais trouvée en France. Depuis tout jeune, je jouais dans des groupes où je faisais d’autres trucs avec d’autres artistes que ce soit Rock, Electro, peu importe… Je n’ai jamais vraiment kiffé le mouvement en France et tous les groupes que j’écoutais, la plupart, venaient d’Angleterre. De ce fait à 16 ans, j’ai dit à mes parents que je me cassais pour aller vivre là-bas, malheureusement, ça ne s’est pas trop bien passé. À un peu plus de 18 ans, je suis parti y vivre définitivement pour faire de la musique. Londres c’est bien différent…

Quels sont tes projets en cours ou en voie de développement à Londres?

Londres, c’est plutôt devenu l’endroit où j’ai mon lit. Je ne  développe pas vraiment de musique ni de projet uniquement basé sur Londres. Cependant, il y a des projets en cours, je me bats pour finir mon EP parce que c’est un petit peu difficile d’être tout le temps sur la route, d’écrire donc il y a cela qui se termine. J’ai un track avec les Foreign Beggars qui va arriver. J’ai un EP avec Grems qui approche. Il y a tellement de choses qui sont en cours que la liste est assez longue.

L’association avec Grems, Disiz et compagnie entre autres sur Klub Sandwich était à mon sens un « ovni Electro Hip Hop » qui avait plus que sa place dans le paysage musical du moment, d’autres projets fous en route comme celui-là?

Ca c’est créé sur-le-champ, Grems m’a dit: « On va ramener Disiz, il est chaud ainsi que Simbad. » Ca c’est fait spontanément, on a écrit 20 tracks en 5 jours écrits/ produits ça été un truc de malade. Après, il y a eu du taf derrière, mais ça s’est vraiment fait naturellement. Du coup, forcément un autre projet comme celui-là ce n’est pas pour tout de suite. C’est clair que pour Klub Sandwich, j’aurais aimé que ça marche un peu mieux,pas au niveau argent, mais qu’il y ait plus de monde qui l’ai écouté. C’est passé à côté de personnes qui découvrent Klub Sandwich actuellement. C’est un vrai « ovni » tant mieux, j’espère qu’il y en aura d’autres.

Y a-t-il une suite convenue avec Klub Sandwich?

Non, moi, je ne suis pas très chaud.

Dans une interview, j’ai lu que tes bases venaient du Rock et des instruments, pourtant dans tes remix, prod, etc j’ai toujours le sentiment d’une grosse base Hip Hop, alors tes influences elles viennent d’où exactement?

Des deux vraiment, j’ai écouté tous les styles de musique très tôt que ce soit du Gothic, des trucs underground, du Rap Hardcore au Yé-Yé des années 60… J’aime vraiment toute la musique à part la Trance Italienne et deux trois trucs genre Oi Oi nazi. J’aime tout et toutes les influences peuvent s’entendre, je pense. J’ai énormément écouté les Beastie Boys forcément eux-mêmes regroupent plusieurs styles entre le rock et le Hip Hop. J’ai développé ma musique autour de tout cela.

J’ai lu que tu avais tenté de traverser l’Inde en rickshaw l’an passé, alors comment s’est passé le voyage? Qu’est-ce que tu en as retiré que ce soit humainement et/ou artistiquement?

Je n’ai pas tenté, je l’ai fait. C’était magnifique, ce voyage a éclairé et confirmé beaucoup de choses que j’avais en tête, des façons de penser, dont  la façon que j’ai envie de vivre ma vie. J’étais à deux doigts de tout claquer et de partir vivre là-bas et de vivre une autre vie. Finalement, j’ai été vite rattrapé par la vie européenne. Sans quoi c’était magnifique, c’était une grosse bataille, c’était très difficile, dangereux, mais j’ai adoré. J’étais avec de très bons amis à moi ce fût un grand moment. Artistiquement, cela ne m’a rien apporté directement peut-être indirectement. Quand, je suis rentré d’Inde je pense que les sons que j’ai créés étaient beaucoup plus vénères que ceux avant que je parte en Inde, mais je ne sais pas trop ce que cela veut dire ou s’il y a même un rapport.

Si tu devais fantasmer une scène avec un autre artiste vivant ou mort ce serait qui?

Il y en a plein, Tom Waits c’est le premier qui me vient en tête. Je pense aussi à Fiona Apple. Pas du tout d’artistes vraiment électroniques plutôt des artistes qui m’ont fait vibrer musicalement et qui résonne dans ma tête encore aujourd’hui.

Si tu pouvais choisir un pays ou un endroit en particulier ou jouer, ce serait où?

J’en ai fait beaucoup c’est derniers 18 mois, j’ai voyagé énormément. J’en parlais avec mon pote Lefto qui revient du Brésil. Je n’ai pas fait le Brésil et ça serait vraiment mortel que j’y aille un jour.

Ton meilleur souvenir de scène c’était où?

Dour! C’était un grand moment. Puis là, on a joué à Montpellier avec toute la Fronce. C’était incroyable, c’était palpable un peu comme à Dour.

Pour conclure, qu’est-ce que ça te fait de venir mixer, ici, au carnaval de La Louvière?

Moi, je kiffe tout le temps. C’est sûr que jouer devant 5 000 personnes c’est des moments forts, mais je suis vraiment content d’être là ce soir. J’aurais pu rester au Texas d’ailleurs on a essayé de me convaincre d’annuler la date pour rester faire la teuf là-bas sévèrement. Mais non, il n’y avait pas moyen. C’était prévu que je vienne et je suis là! On va kiffer!!!



jeudi 8 mars 2012

[Music ITW] : Dj Mellow

C'est lors de la dernière Get Mad du 18 février, que j'ai eu, entre autres, l'occasion de chopé DJ Mellow pour une p'tite interview sur le parcours et les influences musicales de ce pontes des soirées les plus tropicalement incorrectes de Belgique!





1) Plus besoin de te présenter, je pense, du moins pour les clubbers belges, on se souvient encore des Lowup endiablées chez Momo dont tu étais la pièce maitresse! Mais avant les Lowup et toute cette déferlante tropicale, t’as commencé comment?

Et bien je suis tombé dedans (la musique électronique) quand j'étais tout jeune, j'ai fréquenté ce temple belge appelé « Boccacio life » vers la fin des années 80 en plein boum de la new beat et de l'acid house, point de départ de l'achat de mes premières plaques et du premier matériel me permettant d’apprendre a mixé, ce n'est qu'au milieu des années 90 que je commence a organisé des petites soirées a Mons, en 99 je m'installe à Bruxelles et les choses sérieuses commences, je rejoins DJ Protesta a l'époque a la tête de Future World Funk, site internet (très visité a l'époque) proposent un tas d'info's musical sur la scène bruxelloise et nationale, un collectif se forme rapidement composé de DJ's (Protesta, Red Ant , Bun Zer0,....) musiciens, promoteur, etc... et une longue histoire commence avec l'organisation de soirées dans de nombreux lieux bruxellois et des bookings sur pas mal d'events tell que Recyclart, Beurs, Café central, Fuse, couleur café, Fêtes de Gand, etc..
Ce n'est que vers 2007 que ma rencontre naturelle avec le son Brésiliens (Baile Funk, Funk Cariocca) me fais prendre conscience de l'émergence d'une scène appelée aujourd'hui Global Bass dans la quel on retrouve toutes ces musiques issues des ghettos du monde entier, chose qui je pense est encore en pleine expansion a l'heure actuelle, c'est a ce moment-là que l'idée d'organiser des soirées dans cet esprit est née « Lowup - Dangerous Nightclubbing » .

2) Depuis y’a eu les Lowup, the peas project, don fiasko, t’as d’autres projets en cours ou la t’es bien?

Non là je pense que ça suffit pour le moment, surtout que chacun de ces projets est constamment en développement  :)

3) Pour moi t’es un peu  le mec qui a amené le baile funk, kuduro, moombathon etc. dans les clubs belges grâce a tes soirées, tes mixtapes, etc. c’est quoi tes influences a toi?

Ouf......je suis un enfant des années 80' j'ai vu naitre (de loin) le mouvement hip-hop (un de mes tout premiers 45T est Rapper's Delight) et puis bien plus tard le mouvement « RAVE » avec tout ce que ça implique dans son développement , (Happy Hardcore, Jungle, trip hop, acid jazz, Big beat, breakbeat,Garage, 2-step, etc.)
En parallèle quelques voyages me font découvrir d'autre musique dite 'Du Monde » avec lesquels j'ai évolué aussi, Afrique et Amérique du Sud en têtes, ce qui explique aujourd'hui mon gout pour la global bass et les tropicals beats . 
En gros mes influences sont oreilles, sampleur et boite à rythmes :)

4) Ton premier EP « Belgica Esta Picao » tourne plutôt bien pour le moment et est partagé sur les meilleurs blogs du genre, d’autres prods en stock à venir?

Pas mal de remix pour le moment (tru thoughts, Akwabba ), des pistes pour des prods originales en collaboration avec d'autres artistes cour, aussi le prochain album de « The Peas Project » prévu on l'espère pour 2013.

5) Bon t’as quand même bourlingué pas mal, j’pense notamment a Dubaï et au Sénégal, ta meilleure scène c’était ou?

On a joué avec Don Fiasko dans un petit village lacustre du Bénin en 2010, c'est je pense le plan qui restera gravé a jamais dans ma mémoire, un truc de ouf comme dirait l'autre! :)

6) Tu joues beaucoup avec max le daron ces temps-ci et n’a pas peur de mettre en avant de jeune artiste qui sorte du lot, c’est important pour toi de promouvoir les plus jeunes?

Avec l'équipe Lowup nous essayons de développer une structure afin de promouvoir de la musique homemade (et autres),  l'idée de collectif est omni présente, mettre en commun nos expériences,  promouvoir un son identifiable et labélisé et aussi l'envie d'exporter nos artistes au-delà de nos frontières à travers les différents contacts que nous avons fait au fils du temps . 
Les affinités se créent autour des artistes que l'on aime et c'est tout naturellement que la connexion avec Max s'est fait, je ne pense pas que ce soit une question d'âge. 
D'autres artistes du crew Lowup sont assez créatifs, la prochaine sortie du label en mai sera assurée par « Jay Jackson » et je vous promets que ça va faire du bruit ! :)

7) Enfin de tous les artistes qui jouent ce soir, y’en a t’il un en particulier que t’es curieux d’entendre ou de revoir?

Yep Douster , artiste assez influent pour moi ces quelques dernières années!




Voila, pour plus d'infos, check on :




Next Gigs:

16/03 - Nightshop @Recyclart w/ SaBBo, Axum, Bombdiggy, Etc.....
19/03 @My Brother carnaval weekend (La Louvière)
30/06 @Hell Yeah, Batofar, Paris












Crédits photo : Alessio Mucedda.

jeudi 19 janvier 2012

[MUSIC ITW] Remember Openfields...

Il a été annoncé, longtemps attendu, presque passé au rayons des post oubliés, voila enfin le post sur l'Openfield 2011 !!!



Pour l'occasion on vous offre une interview d'un des organisateurs et bien entendu la suite des photos de cette 3e édition haute en couleur et en variations météo ! Avec ça, on devrait pouvoir tenir jusqu'à l'annonce de l'affiche de l'édition 2012, qui sera espérons le encore plus fat que les précédentes !

Sans plus tarder l'interview de Jean-François Léonard, l'un des orgas du festival :



KiroFactory : 3ans déjà ! Comment a commencé l'aventure Openfield pour toi au tout début ?

Jean-François : L'Openfields Festival est né de la rencontre de 3collectifs qui
organisaient des soirées entre Charleroi et Bruxelles et issus de la
région de Les Bons Villers... On avait un objectif commun, organiser un
event de plus grande envergure, alternatif, et respectueux de
l’environnement... Restait juste à trouver l'endroit, les autorisations,
les finances et tout le reste...

KF : Depuis le début il y a déjà eu quelques changements, qu’elles sont les choses que tu aimerais peaufiner dans les versions suivantes ?

JF : Chaque année on essaie de s'améliorer, de professionnaliser autant que faire se peut notre orga et surtout arriver à garder un prix attractif... Il y a aussi le côté écologique du festival que l'on tente
chaque année d'améliorer et donc de diminuer encore notre impact sur l"environnement. 
En+ de cela, on aimerait encore améliorer la déco, le line-up, et pourquoi pas passer en 2jours... 

KF : Organiser un festival, quel que soit son ampleur demande beaucoup
de travail, c'est votre full time job ou pas encore ?

JF : Ce n'est malheureusement pas notre job principal, pas encore ;) Là on recommence déjà à bosser sur l'édition 2012, car cela demande beaucoup de temps d'énergie et de créativité pour arriver à proposer ce festival à ce prix sachant que l'on est très peu sponsorisé et que c'est chaque année un risque financier important.

KF : À par la pluie bien entendu peut tu me donner un point négatif
de cette année et 2 positifs (ben oui quand même !)

JF : LE point négatif en dehors de la météo, a été les pompes qui nous ont lâchés vers 19h30, rendant le travail des barmans (bénévoles) impossible et engendrant des files aux bars, et des mécontents parmi les festivaliers...

Les points positifs sont la qualité des sets et Lives prestés par les 70 artistes présents. Dès 14h, le ton était donné et la qualité était au rdv tout au long du festival...

Autre point positif, les gobelets réutilisables. Cela nous a permis de diminuer considérablement les déchets sur le site et donc le nettoyage du lendemain également. 

KF : Sur ces 3 éditions, quels reste ton meilleur souvenir (au sens large) ? ton meilleur DJ set et enfin ton meilleur live ? 

JF : Mon meilleur souvenir est sans doute le prix du Meilleur Nouveau Festival que l'on a remporté en 2009 à Groningen (NL). Se retrouver aux côtés des plus grands events d'Europe fut (en+ du coté surréaliste) sans aucun doute une grande motivation pour continuer l'aventure Openfields...

Meilleur DJ set, je dirais Borgore (2010) pour son tout premier dj set
via Cd de sa carrière...
Sinon le back 2 back improvisé par Jogo et Dr Philth de cette année...

Les Lives, j'en ai 3 en mémoire : Otto Von Schirach(2009), Les Petits
Pilous (2009), ou Huoratron (2010)...
Et pour cette année je dirais la scène IDM DFaze avec notamment
Herrmutt Lobby, Le Clan d'Estinnes et bien sûr Ceephax acid Crew...

KF : Le site de Rêves, aussi charmant soit il, a déjà montré tous de même quelques inconvénients, délocaliser l'Openfields, rêve ou éventualité ?

JF : On est conscient que le site a quelques inconvénients. Mais il faut savoir qu'il n'est pas simple de trouver un terrain et une commune prête à accueillir un évènement électronique en Wallonie... 
et encore moins situé de façon aussi stratégique ( 30min de Bxl, Mons, Namur).
Cependant il est possible que l'on soit contraint un jour à se délocaliser soit pour pouvoir encore grandir soit parce qu'on n’aura pas le choix... à suivre

KF : Enfin si tu pouvais me donner ta dream team en terme de tête d'affiche, disons un artiste pour la scène Dfaze et minimal et deux pour la scène electro et dubstep ce serait quoi ?

JF : Notre line-up de rêves (et qui restera un fantasme à jamais) serait composé de Noisia, Mr Oizo, Excision, Proxy, Plastikman, Coldcut...



-------------------------------------------------------------------

Et comme promis les photos! 


Openfield 2011

© Photos : Alessio Mucedda







[MUSIC] Regenerate Music!

 Coup d'oeil matinal sur un projet développé conjointement par Hyundai Veloster et The Grammy's appelé tres sobrement "RE:Generation".



L'idée est très simple, ils ont fait appel à 5 DJ's du moment pour leur demander de travailler avec des musiciens ou expert d'un style de musique dit traditionnel pour en faire une création sauce 2.0 !

Au niveau des artistes on trouvera un Skrillex bossant avec d’anciens musiciens des Doors sur du Rock classique, DJ Premier jouant les chefs d'orchestre classique, Pretty Lights s'improvisant country cow-boy , The Crystal Method revisitant le Rythm & Blues et enfin Mr Mark Ronson transformé en jazzman!

Cela devrait donner des mélanges assez intéressants, la finalité du projet étant présentée courant février, je ne peux que vous inviter a regarder la bande-annonce et vous faire votre propre avis sur la question!




mardi 17 janvier 2012

[RIDE] Ridin' Solo

Ah le monde du fixie. Si vous n'y êtes pas familier, Julien "Djou" Delbauve (infographiste autodidacte) nous propose son guide sur l'univers du pignon fixe. Et le tout dans une mise en page riche en couleur et efficace. Images, schémas, lexiques... une excellente introduction pour les novices à partager sur la toile.


Open publication - Free publishing - More bike

Bonne lecture et découverte (et merci à Djou).